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Dossier UMTS Contribution de l'AFUTT à la consultation publique de l'ART L'introduction de l'UMTS en France L'AFUTT a participé aux travaux du groupe de réflexion conduit par Philippe Dupuis pour le compte de l'ART, et se propose de rappeler ici les aspects de ce dossier qui présentent le plus d'enjeu pour les utilisateurs. En première intention, le projet initié par l'UIT sous le sigle IMT 2000, et qui consiste à établir les conditions de réalisation d'un grand standard mondial pour la téléphonie mobile, rencontre les vux des utilisateurs : disposer du meilleur de la technologie au meilleur prix, et pouvoir circuler dans le monde entier avec le même appareil. L'AFUTT estime que cet objectif premier est trop souvent perdu de vue dans le processus de développement de la troisième génération de réseaux mobiles en raison des querelles technologiques entre industriels et d'une approche marketing trop préoccupée, à notre sens, à inventer à tout prix des nouveaux services, sans chercher à répondre d'abord aux besoins de base des consommateurs. En effet, les principaux reproches que l'on peut faire aux réseaux de téléphonie mobiles actuellement sont les suivants :
Il nous semble naturel et raisonnable de souhaiter que tout projet de troisième génération cherche à résoudre d'abord les problèmes identifiés sur la génération précédente, avant d'envisager la création de nouveaux services. D'une manière générale, l'AFUTT estime que l'approche marketing actuelle reste assez éloignée des attentes des consommateurs qu'ils soient résidentiels ou entreprises, et semble plutôt inspirée par les industriels en mal de déploiement de nouvelles infrastructures. Ainsi, l'absence d'une réflexion approfondie sur les niveaux d'acceptabilité des prix par les utilisateurs, tant pour les services de base, que pour les nouveaux services, ne permet pas de mesurer précisément les chances de succès de cette nouvelle technologie sur le marché. Pour l'accès à Internet, par exemple, il faut rappeler que de nombreuses voix se sont fait entendre pour expliquer qu'une partie du retard de la France était due aux coûts d'accès trop élevés. En ce qui concerne les applications et services de transmission de données, l'UMTS associant haut débit et mobilité, nous semble d'abord s'adresser aux entreprises, comme le montre la plupart des analyses. En conséquence, l'AFUTT demande que toutes les conséquences en soient tirées et, par exemple, que des bandes de fréquences non appariées soit véritablement rendues disponibles pour le déploiement de réseaux indépendants. L'usage d'une même technologie pour les réseaux privés et les réseaux publics, à l'instar de ce qui se passe avec les réseaux IP, est source d'économies pour l'ensemble des acteurs du marché, les consommateurs comme les industriels et les opérateurs. De plus, cela permettrait de compléter par des équipements privés au sein des entreprises les réseaux des opérateurs, ce qui n'est pas possible ni autorisé pour le GSM aujourd'hui. Fort de ces considérations, on peut ajouter que la transmission haut débit à 2Mbits/s et à faible mobilité, et la réalisation de réseaux asymétriques (avec une voie descendante plus large) pour travailler sur Internet devraient orienter les développements techniques. Or, il apparaît que les industriels privilégient la mise sur le marché de la version duplexée à moyen débit et à grande mobilité. On peut s'interroger sur l'apparente discordance entre cette stratégie et les besoins mentionnés ci-dessus. En matière d'attribution de licences et de fréquences, l'AFUTT se prononce en faveur de l'autorisation de l'itinérance nationale tant entre réseaux UMTS eux-mêmes qu'avec les réseaux GSM existants. Nous pensons, par ailleurs, compte tenu de ce qui précède que des licences régionales devraient également pouvoir être attribuées. Les exigences de qualité de service devront être renforcées, car on constate aujourd'hui, beaucoup trop de dysfonctionnements et de négligences en la matière sur les réseaux de la deuxième génération. |