AUGMENTATION
DE L'ABONNEMENT A LA TELEPHONIE FIXE
Communiqué de
presse
13
janvier 2005
A
la suite des informations communiquées par France Télécom sur
son projet de hausse du prix de l’abonnement téléphonique et
des modalités d’accompagnement associées, l’Afutt souhaite
compléter sa prise de position du 7 janvier,
en émettant les remarques suivantes.
¨ La
contrepartie
La
baisse du tarif de base des communications ne constitue pas
une contrepartie intéressante pour les consommateurs pour les
raisons suivantes :
- sous
le jeu concurrentiel, la tendance naturelle des tarifs de
communication sur le marché est à la baisse. Cette baisse
s’accélère après l’entrée en lice en 2004 des offres de téléphonie
sur le réseau Internet, qui ont vocation à se développer
dans les 4 ans à venir.
- Une
part significative de la facture téléphonique porte sur les
appels fixe vers mobile dont la baisse est déjà encadrée
par l'ART et supportée par les opérateurs mobiles (baisse
programmée du coût de terminaison d'appel sur les réseaux
mobiles).
- Le
tarif de base ne concerne plus que 30% des abonnés à fin
2004. En effet 40% des abonnés de France Télécom sont déjà sur
des plans tarifaires plus avantageux (type forfait) et sur
les 60% restant environ 30% ont opté pour les offres de la
concurrence. Tout porte à penser que cette proportion d'abonnés
au tarif de base continuera de baisser dans les 4 ans à venir.
¨ Le
coût de l'abonnement
Le
Ministère de l'Industrie, lors de la dernière hausse en 2002
indiquait que le rééquilibrage était terminé. Les gains de
productivité de France Télécom devraient au contraire produire
une baisse.
Dès
lors, l'Afutt estime que la fixation du prix de l'abonnement
doit clairement être posée en termes de financement de la fourniture
d'un service universel étendue à l'accès Internet haut débit
pour tous. La loi sur les communications électroniques n'impose
pas cette obligation, mais l'Afutt considère souhaitable et
nécessaire une telle disposition, avec la mise en place simultanément
d'un marché de revente diversifiée, à des prix adaptés au bon
fonctionnement du jeu concurrentiel.
¨ L'abonnement "sec"
L'Afutt
se félicite des propositions faites pour diversifier les
offres d'accès à la paire de cuivre en fonction du niveau
de service délivré.
Outre
la satisfaction de voir reconnu le principe de revente de l'abonnement
(bien préférable pour les consommateurs à la facturation pour
compte de tiers), la perspective d'introduire la revente d'un
abonnement adapté à la seule fourniture de l'accès Internet
haut débit, c'est-à- dire délesté des services nécessaires
ou supplémentaires associés au fonctionnement des services
vocaux traditionnels (sur réseau commuté) rejoint la demande
faite par l'Afutt de voir proposé un abonnement "sec".
En
effet, cette initiative qui se positionne au départ sur l'offre
de gros se retrouvera dans les offres au détail de tous les
opérateurs et permettra aux abonnés non seulement de disposer
au meilleur prix d'un accès Internet haut débit, mais également,
pour ceux qui le souhaitent, des services téléphoniques désormais
disponibles sur ce support.
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AUGMENTATION
DE L'ABONNEMENT A LA TELEPHONIE FIXE
Communiqué de
presse
7
janvier 2005
L'AFUTT
* s'inquiète des informations qui circulent sur une probable
augmentation de l'abonnement à la téléphonie fixe dans des
proportions importantes.
L'Afutt
considère que les frais fixes du téléphone et notamment l'abonnement
mensuel doivent être le plus bas possible pour permettre au
plus grand nombre l'accès au réseau et en favoriser les usages.
Or, dans le montant de la facture moyenne d'un abonné résidentiel,
la part de l'abonnement ne cesse de croître. Avec 13€ mensuel,
l'abonnement représente aujourd'hui plus de 50% de ce montant.
Il représentait 20% en 1995. Les abonnés qui ont décidé de
ne plus posséder de ligne téléphonique fixe mais seulement
une ligne mobile sont de plus en plus nombreux (entre 15 et
18 % selon les analystes) et justifient la plupart du temps
leur choix en raison du coût trop élevé de l'abonnement.
L'Afutt
fait remarquer que :
-
Ce n'est pas parce que l'abonnement au réseau fixe est plus élevé dans
d'autres pays d'Europe qu'il faut suivre ces pays dans cette
voie. La recherche des meilleures pratiques au plan européen
doit, au contraire, fonctionner dans l'autre sens.
-
Le Ministre chargé des télécommunications avait assuré en 2002,
lors de la dernière hausse, qu'en portant le tarif mensuel
de l'abonnement à 13€, le rattrapage financier était acquis.
France Télécom avait même dû inclure un complément de services
dans son abonnement pour justifier une partie de la hausse.
Le
développement du haut-débit Internet, encouragé par les pouvoirs
publics, requiert une ligne raccordée au réseau fixe, mais
ne nécessite pas les services attachés à l'abonnement.
L'Afutt
souhaite aussi insister sur le constat que cette éventuelle
hausse qui se situe pourtant dans le cadre de la fourniture
d'un service universel, donc d'intérêt général qui doit être
rendu sur tout le territoire à un coût raisonnable, sera finalement
plus préjudiciable aux abonnés ruraux et petits consommateurs.
Elle sera aussi plus sensible pour ceux qui ne souhaitent pas
l'accès aux services Internet, mais seulement l'accès au téléphone.
L'Afutt
s'interroge : l'abonnement mensuel à un téléphone mobile est
disponible pour 7€. Qu'est ce qui justifie que l'abonnement
au réseau fixe soit déjà près du double ?
L'Afutt
réitère sa proposition de créer en option un abonnement dit "sec" :
abonnement de base sans les services complémentaires, qui aujourd'hui
font automatiquement partie de l'abonnement, laissant le choix
de la formule la mieux adaptée aux besoins de l'abonné. Dans
le même esprit, si la contrepartie proposée par France Telecom
est la baisse du prix des communications locales, il serait
bienvenu de laisser aux abonnés le choix d'opter pour un abonnement
plus cher avec des prix de communications plus bas ou de conserver
les anciens tarifs. Ainsi retrouverait-on la logique de l'ex-abonnement
modéré qui comptait plus d'un million d'abonnés avant sa suppression.
Enfin
l'Afutt suggère qu'une contrepartie soit étudiée : la réduction
de la durée minimale du contrat à 6 mois (au lieu d'un an actuellement).
Cela donnerait de la fluidité au marché, en particulier à celui
des accès à l'Internet.
*
Association Française des Utilisateurs de Télécommunications
Contact
presse : Patricia Seck , tél : 01 47 41 18 56 ; courriel :
infos@afutt.org
Janvier 2005