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Retrait
du forfait 100% illimité de France Télécom
: une décision très contestée
Depuis
la décision prise par France Telecom en mars (et
communiquée aux abonnés en avril) de retirer son
offre de forfait illimité 24h/24h, l’AFUTT a reçu
de nombreuses plaintes d’abonnés mécontents.
A ce jour près de 100 plaintes nous ont été adressées
en quelques semaines, représentant plus d’une plainte
sur 2 relative à France Telecom.
Interrogés chaque fois que possible, nos interlocuteurs
déclarent :
- être choqués que l'on puisse changer une offre aussi
radicalement et se sentir piégés dans une situation
qui ne les satisfait pas
- estimer que le temps proposé (20 minutes par jour) n'est
pas suffisant, comparé à "l'offre illimitée" initialement
souscrite - nullement compensé par une diminution du montant
mensuel
- souhaiter disposer, dans le cadre du forfait, de 3 à 4
heures par jour
- s'étonner de l'excuse invoquée par France Telecom
d'une masse non prévue de fraudeurs, alors que l'opérateur
a sûrement les moyens de les détecter et de les empêcher
d'abuser du forfait, d'autant qu'il était prévu dans
le contrat que France Télécom pouvait, en cas d'utilisation
inappropriée, procéder à la résiliation
de l'offre, procédure qui semble d’ailleurs en cours
pour les abus manifestes.
Si nous pouvons comprendre
que, dans certains cas, un opérateur
puisse être amené à corriger des tarifs une
fois qu'ils sont utilisés à grande échelle,
il nous semble important de ne pas mettre des utilisateurs dans
une situation extrêmement désagréable, mais
de bien les informer à la souscription.
En effet, dans le cas
d’espèce le caractère « exploratoire » pour
ne pas dire « expérimental » de l’offre était
clairement établi au départ puisque le nombre de
contrats était limité à
150 000 et que l’autorisation donnée par le régulateur
(ARCEP) prévoyait une clause de rendez-vous à 3 mois, puis 6
et 12 mois pour analyser les statistiques de consommation et décider
ou non de la poursuite, en l’état, de la commercialisation.
Par conséquent, l’incertitude sur la pérennité de
l’offre et les risques de hausse de tarif ou de restriction d'usage auraient
du être clairement indiqués au consommateur.
Nous avons fait part
de cette analyse à France Télécom
et au régulateur car il nous semble indispensable de tirer
les enseignements de cette affaire, afin qu'elle ne se reproduise
pas.
1 juin 2006
Changement
des délais de résiliation
Vous
avez signé un contrat depuis une ou plusieurs années
et souhaitez résilier ce contrat.
L'opérateur a changé ses conditions de résiliation : par
exemple le délai de résiliation indiqué sur votre contrat
d'origine était de 1 mois et aujourd'hui il est passé à 2
mois.
Vous pouvez bénéficier de la clause la plus avantageuse.
Il suffit, lors de votre demande de résiliation, d'envoyer une copie
de vos conditions générales, de dire à quelle date vous
estimez que le contrat sera résilité de plein droit. Demandez
que la résiliation soit prise en compte à cette date. Arrêtez
définitivement l'autorisation de prélèvement auprès
de votre banque.
Attention : à partir de la
date de fin de contrat, il ne faut évidemment plus utiliser
l'appareil, même si l'opérateur ne résilie
pas la ligne.
Messagerie
conviviale
Sous
ce titre sympathique se trouvent des rencontres (roses) par téléphone.
Jusqu'à présent, elles se trouvaient sur Audiotel,
dont on avait fini par connaître la configuration du numéro
de téléphone et son tarif. Depuis quelques temps,
d'autres offres apparaissent.
- Par
des numéros banalisés, ressemblant à n'importe
quel numéro de téléphone, diffusés
par des journaux gratuits, conduisant à des services
de messagerie facturés 95 F les 5 minutes. Pas de contrat
préalable, pas d'indication de tarifs, mais le fournisseur
de services facture directement son client.
- Par
des numéros "à coût partagé" (0826…)
au tarif de 97 centimes la minute.
Les
restrictions d'appel proposées par FT (accès sélectif
modulable) ne permettent pas de se protéger des numéros
banalisés, puisque généralement, il s'agit
de numéros locaux ; quant aux numéros à coût
partagé, ils sont considérés comme des numéros "nationaux" :
si l'accès est complètement verrouillé ou
mis en local, ces numéros ne pourront être joints.
Internet
La
surenchère des propositions commerciales des Fournisseurs
d’Accès Internet (FAI) à destination du grand public
ressemble au début de l’explosion mobile et fait craindre
les mêmes débordements.
La
principale difficulté vient du changement en cours de
contrat des conditions générales d’abonnement sur
les "forfaits illimités" avec ou sans engagement de durée.
Le
plus inquiétant concerne l’apparition du "kiosque micro".
Ces connexions, facturées par France Télécom,
d’un montant parfois fort élevé - jusqu'à 9,21F
la minute - envoient vers des sites de service, semble-t-il souvent à l’insu
des utilisateurs, et provoquent un envol de la facture.
Présélection
La
présélection permet, par un abonnement auprès
d'un opérateur autre que France Télécom,
de faire "transporter" tous ses appels longue distance (national
et international) par cet opérateur sans pour autant changer
la numérotation. Ce qui n'empêche pas que, appel
par appel, il y ait la possibilité de passer par un autre
opérateur que celui sélectionné en composant, à la
place du zéro, son préfixe (à 1 ou 4 chiffres).
Les
problèmes rencontrés sont de deux ordres :
- la
présélection n’a pas été mise en
place
- réception
d'une facture émanant d’une société auprès
de laquelle vous n’aviez effectué qu’une demande de
renseignements.
Sur
ce dernier point, une action est en cours auprès de l'ART
et de la DGCCRF pour faire cesser ces pratiques commerciales.
Lettre
ouverte à Free
6 avril 2005
FREE
Monsieur Michael BOUKOBZA
8,rue de la Ville l’Evêque
75008 PARIS
Monsieur le Directeur Général,
Il y a quelques semaines l’AFUTT (Association Française
des Utilisateurs de Télécom-munications) rendait public
son Observatoire des plaintes portant sur l’année 2004.
Ce rapport pointe du doigt les nombreuses et sérieuses difficultés
rencontrées par les abonnés aux services d’accès
Internet haut débit.
L’analyse des données par fournisseur fait ressortir
un niveau anormalement élevé de plaintes de clients
Free. Leurs témoignages font apparaître de graves dysfonctionnements,
tant techniques que commerciaux, formant des préjudices parfois
lourds (longue indisponibilité de la ligne, frais de communications
et de correspondances élevés, beaucoup de temps perdu,
etc.).
Je ne doute pas que vous soyez vous-même à l’écoute
de vos clients et par conséquent vous ne serez pas surpris
de retrouver dans notre synthèse la somme des mécontentements,
souvent érigés en litiges voire en contestations collectives,
qui devrait normalement vous préoccuper autant que nous.
Constatant le flux toujours élevé de plaintes qui
nous sont adressées depuis le début de l’année
concernant Free, il me paraît indispensable que nous nous rencontrions
pour essayer de mieux cerner la nature des problèmes qui se
posent et nous assurer que vous mettez tout en œuvre pour corriger
cette situation et satisfaire vos clients.
Nous souhaitons avoir plus d’éléments concrets
de réponses à donner à nos adhérents
et établir si possible avec vos services une procédure
de travail formalisée comme cela est déjà le
cas avec nombre d’opérateurs et de FAI du marché français.
Sous forme de lettre ouverte, nous publierons cette lettre sur notre
site (afutt.org).
Je vous prie de recevoir, Monsieur le Directeur, l’expression
de mes salutations les meilleures.
Bernard DUPRE
Délégué Général
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Lettre
ouverte à Noos
| 30 mars 2005
NOOS
Monsieur Patrick LELEU
20, place des Vins de France
75012 PARIS
Monsieur le Directeur Général,
A la lecture des nouvelles conditions générales
de l’offre Internet de NOOS, notre association a
noté plusieurs changements contractuels importants
et s’apprête à communiquer vers les
consommateurs sur les remarques que cela lui inspire.
Vous trouverez ci-joint notre analyse des termes du nouveau
contrat et nous vous proposons en retour de nous adresser
tout complément d’information, toute précision,
que vous jugeriez utiles d’apporter pour nous permettre
de donner la meilleure information possible.
Espérant que vous serez sensible à nos interrogations
et à notre démarche, je vous prie d’agréer,
Monsieur le Directeur Général, l’expression
de mes sentiments les meilleurs.
Bernard DUPRE
Délégué Général
PJ : Analyse des termes du nouveau contrat.
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