téléphone mobile

Diminution de l'exposition aux ondes

 

Diminution de l'exposition aux ondes électromagnétiques émises par les antennes relais de téléphonie mobile.

Dans le cadre des travaux de la table-ronde "Radiofréquences, santé et environnement" organisée en mai 2009, un groupe n'ayant pas de motivation sanitaire et associant des représentants de l'Etat, de collectivités locales, d'opérateurs de téléphonie mobile, d'associations de défense des consommateurs et de protection de l'environnement travaille sur une analyse du niveau de l'exposition de la population aux rayonnements électromagnétiques et sur les possibilités de le réduire.

Dans son rapport d'étape daté du 30 aout 2011, François BROTTES, député de l'Isère et président de ce groupe de travail préconisait " ...une série de mesures pour décliner de manière opérationnelle l'objectif de réduction de l'exposition globale du public aux ondes émises par les antennes relais de téléphonie mobile, dès lors que cette réduction peut être effectuée sans dégradation préjudiciable à la couverture ou à la qualité de service et à des coûts économiquement acceptables. "

Lors de sa dernière réunion de travail du 8/9/2011, le projet de protocole de mesures proposé par l'ANFR (Agence Nationale des Fréquences) en charge de la définition de ce protocole et de sa mise oeuvre sur le terrain, sous la pression des opérateurs de téléphonie mobile, a jugé bon de faire abstraction de l'aspect qualité de service, pourtant primordial aux yeux des utilisateurs. C'est pourquoi la lettre de rappel ci-dessous lui a été transmise.

 

Je constate à la lecture du compte rendu du Comop GT en date du 8/9/2011, et du projet de protocole joint, que la remarque de l'AFUTT sur la nécessité de pouvoir obtenir des informations chiffrées de l'impact sur la qualité de service lors de l'expérimentation sur le terrain de la réduction des puissances d'émission n'a pas été prise en compte, malgré ce qui avait été décidé en réunion.

La téléphonie mobile existe depuis plus de 40 ans  et, la couverture en Ile de France était alors assurée par un seul émetteur situé à Montmartre. C'est pour résoudre les problèmes de croissance de trafic et non pas de couverture, qu'il y a 30 ans a été inventée la téléphonie cellulaire de 1° génération.

C'est aussi pour améliorer non pas la couverture mais le trafic disponible que la téléphonie cellulaire de 2° génération a été imaginée il y a plus de 20 ans.

C'est aussi pour répondre aux augmentations de trafic data que des licences 3G ont été attribuées il y a plusieurs années et que des licences 4G vont très prochainement être négociées. La qualité de service de ces réseaux 3G et 4G ne peut donc être réellement mesurée qu'en terme de débit mise à la disposition des utilisateurs.

Les simulations auxquelles le Comop a procédé dernièrement en y consacrant beaucoup de ressources humaines et financières confirment l'importance de cet aspect des réseaux de téléphonie mobile de dernière génération.

Donc si l'expérimentation sur le terrain envisagée a pour but uniquement d'analyser l'impact sur la couverture de la réduction des puissances d'émission des stations de base, les résultats obtenus seront en retard de 20 ans et n'auront pas grande signification.

L'AFUTT demande donc à nouveau et avec insistance qu'une méthode permettant de chiffrer l'impact sur la qualité de service en terme de débit des réseaux 3G, dans les lieux de vie, à partir des mesures effectuées sur le terrain soit clairement définie dans le projet de protocole d'expérimentation terrain.

G. Trebbia - Membre du Collège des Conseillers de l'AFUTT

 

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