Association française des utilisateurs de télécommunications

L'AFUTT

Histoire

Créée il y a près de cinquante ans, l'Afutt a une longue histoire étroitement liée aux évênements qui ont émaillé l'évolution du secteur des services et technologies de la communication électronique.

1969

Création de l'AFUTT

Les fondateurs de l'Afutt s'étant émus de la piètre situation de la téléphonie en France, l'ont créée pour sensibiliser les pouvoirs publics et les inciter à ouvrir un chantier pour l'améliorer. Leur lobbying intense a largement contribué à mettre en avant en 1970 le rôle des télécommunications dans la vie économique française (VI° Plan) et à la naissance peu après du Plan de rattrapage du téléphone.
1971

Evaluation du coût annuel de défaillance du téléphone

Le coût annuel de défaillance du téléphone pour les entreprises et les particuliers est étudié et estimé par l'AFUTT à 2% du PNB
1975

Lancement du plan de rattrapage du téléphone

Le lobbying de l'Afutt a un premier impact en 1974 : la Direction Générale des Postes et des Télécommunications devient le premier investisseur public et un an plus tard, le Plan de rattrapage du téléphone est adopté.
1977

AFUTT membre fondateur de l'INTUG

L'Afutt sensible aux difficultés des entreprises dans le domaine des Télécommunications a contribué à la création de l'International Telecommunications Users Group (INTUG) qui a pour vocation de promouvoir les intérêts des Utilisateurs professionnels au niveau international. Depuis sa création en 1974, elle a grandement contribué à l'ouverture du marché des télécommunications et en particulier à la disparition des surcoûts du roaming.
1988

AFUTT membre fondateur de l'ETSI

L'Afutt s’enorgueillit d'être l'un des membres fondateurs de l'ETSI, conçu en juin 1987 d'après un "Green Paper" de la Commission Européenne, l'ETSI, et installé en 1988 à Sophia Antipolis. Il héritait dès sa naissance de tout le travail de standardisation effectué par la CEPT (Conference of European Posts and Telecommunications Administrations). Cela incluait entre autres les réseaux de télécommunications, les équipements des terminaux mais également les premiers travaux autour d'un nouveau système de télécommunications mobile connu maintenant dans le monde entier comme le GSM (Global System for Mobile communications).
1989

Transformation de la DGT (Direction Générale des Télécommunications) en société

La direction générale des Télécommunications (DGT) était une direction du ministère français chargé des Télécommunications. Créée en 1941 par le régime de Vichy sous la dénomination initiale direction des Télécommunications (DT)JO 1 avant d'être renommée par en 1946 par le Gouvernement provisoire de la République françaiseJO 2, elle avait pour but de permettre à la France d'avoir une plus grande indépendance dans les télécommunications, ainsi que de réglementer le secteur. La DGT a pris le nom commercial de France Télécom le 1er janvier 1988, puis la loi du 2 juillet 1990 l'a définitivement remplacée à partir du 1er janvier 1991 par France Télécom, une personne morale de droit public au statut proche de l'EPIC.
1996

Loi instaurant la suppression du monopole

Avec la loi du 2 juillet 1990, France Telecom est devenu un exploitant de droit public, doté d'une personnalité morale distincte de l'Etat et aussi d'une autonomie financière. Une seconde loi votée en juillet 1996 transforme l'exploitant public en société anonyme dont l'Etat français est le seul actionnaire. A partir de là, va s'opérer la privatisation progressive du capital de l'entreprise, avec notamment l'ouverture du capital de la nouvelle société anonyme en 1997 et en 1998, puis avec le retrait progressif de l'Etat français qui cède, en septembre 2004, une partie de ses actions pour passer en-dessous de la barre symbolique des 50 %. Cent quinze ans après sa nationalisation, le téléphone redevient un service privé.
1998

Ouverture à la concurrence des Télécoms

Entrée en vigueur de la loi pour l'ouverture à la concurrence des télécoms votée en 1996 qui va amener un bouleversement profond du marché des télécoms avec un bénéfice significatif pour les utilisateurs mais qui nécessitera en contrepartie une subtile régulation pour que la baisse des coûts n'amène pas une baisse des investissements nuisible au maintien de la qualité des services.
2002

Création de l'Observatoire des plaintes et insatisfactions

La première édition de l'Observatoire des plaintes et insatisfactions deviendra le rendez-vous périodique de l'Afutt avec la Presse et les opérateurs pour faire le bilan des insatisfactions des utilisateurs signalées à l'Afutt au cours de l'exercice précédent. C'est une occasion unique de mettre en évidence les améliorations à apporter dans l'usage des services de Communication Électronique.
2004

Demande de la portabilité des numéros mobiles

Satisfaisant à une demande de longue date de l'Afutt, L'ART considère que ... la portabilité du numéro est un droit du client final (consommateur, entreprise ou entité publique) et ne peut être utilisée comme un moyen indirect de recouvrement de créances, dont le régime relève des dispositions du code de la consommation, du code de commerce ou du code civil, suivant les cas.
2006

Concertation sur la loi consommateurs

En préparation de la nouvelle Loi Chatel qui sera publiée en 2007, l'Afutt est consultée sur les attentes des utilisateurs. La loi Chatel stipule que "Le consommateur dispose d'un délai de sept jours francs pour exercer son droit de rétractation sans avoir à justifier de motifs ni à payer de pénalités, à l'exception, le cas échéant, des frais de retour.’’
2007

Concertation ministérielle sur le très haut débit

Une action des pouvoirs publics est nécessaire pour donner une impulsion en faveur du très haut débit afin que la France puisse bénéficier au maximum des retombées industrielles et socio-économiques de cette technologie. Cette intervention qui ne pourra se substituer aux investissements des acteurs économiques doit viser à : - Réduire les coûts de déploiement des réseaux très haut débit - Soutenir l’action des collectivités territoriales - Renforcer la R&D et le développement des usages - Créer un lieu d’échange de bonnes pratiques sur le développement du très haut débit. Les 15 mesures de ce plan d’actions visent principalement à établir un cadre favorable à l'investissement des opérateurs dans les réseaux à très haut débit et à soutenir le développement des nouveaux services à très haut débit qui constitue un atout pour notre compétitivité, la croissance et l’emploi.
2008

Mise en place de la plateforme 33700 contre les spams par sms

Réclamé depuis longtemps par l'Afutt, ce numéro court 33700 permet aux consommateurs de faire cesser les envois de SMS indésirables les incitant à composer des numéros surtaxés, en réponse, par exemple, à des messages faussement personnalisés ou des loteries fictives. Ces SMS frauduleux sont le fait d’un petit nombre d’éditeurs de services indélicats qui achètent des numéros surtaxés et qui cherchent à réaliser des profits, en escomptant un nombre élevé d’appels de consommateurs, qui, sans se méfier, appellent ces numéros. Mis en place en octobre 2008, le dispositif du 33700 est venu compléter les fonctions « STOP » et « CONTACT», déjà disponibles sur les offres SMS. Depuis 2017 cette plateforme d'alerte à été étendue aux spam vocaux et dispose d'un site web 33700.fr
2008

Loi Chatel

La loi no 2008-3 du 3 janvier 2008 pour le développement de la concurrence au service des consommateurs est une loi française qui règlemente les liens contractuels entre les professionnels prestataires de services et leurs clients, entre autres dans le domaine de la téléphonie et de l'assurance. Elle réglemente les durées d'engagement et permet d'y échapper en cas de modification du contrat par l'opérateur.
2008

Rapport sur le déploiement du très haut débit

Le déploiement du très haut débit constitue un enjeu économique majeur pour le développement de la société de l'information, l'attractivité des territoires, les entreprises de travaux publics, les équipementiers télécoms, les opérateurs et les fournisseurs de services à valeur ajoutée, et toutes les entreprises et organisations utilisatrices. Dans le cadre de la stratégie de Lisbonne visant au développement de l'économie de la connaissance, les enjeux liés au développement du très haut débit peuvent justifier une intervention vigoureuse des pouvoirs publics au cours des prochaines années, aux niveaux communautaire, national et territorial, comme l’indiquent les lignes directrices adoptées par la Commission.
2009

Internet pour tous

Le gouvernement avait déjà fixé son objectif lors de la présentation du plan France Numérique en fin d'année dernière. D'ici 2012, tous les habitants de France métropolitaine doivent pouvoir accéder à l'internet haut débit, qu'ils résident dans une grande ville ou dans un village. Dans ce but, Nathalie Kosciusko-Morizet réunissait ce vendredi les opérateurs candidats au nouveau label «Internet pour tous». En échange de cette certification soutenue par l'Etat, les FAI devront proposer un accès à 512k minimum pour moins de 35 euros par mois.
2014

La Commission Européenne publie son premier Eurobaromètre

Dans cette publication la France apparait une fois de plus à une place peu enviable par rapport aux autres pays de l'Union, renforçant les alertes que lance l'Afutt sur le manque d'investissement dans le domaines des Communications électroniques. Ce baromètre baptisé DESI (Digital Economy and Society Index) est publié chaque année depuis 2014
2017

Publication d'un manifeste pour un accès au numérique pour tous

L'Afutt publie son manifeste pour le développement d’une économie numérique prenant en compte les attentes de tous les utilisateurs décliné en 5 chantiers : 1. Promouvoir l'Internet et le mobile pour tous. 2. Accélérer le déploiement du très haut débit fixe et mobile. 3. Soutenir le développement du numérique dans les entreprises, notamment les PME. 4. Orienter les services numériques vers une meilleure expérience utilisateur. 5. Différencier les offres ; élever le niveau d'engagement